La question revient à chaque première rencontre avec un vendeur : est-ce le bon moment ?
La réponse habituelle est « le printemps ».
Ce n'est pas faux, mais c'est incomplet, et l'écart entre les deux coûte de l'argent. Voici ce que les données de la Rive-Sud montrent réellement pour 2026.
Le marché en un coup d'œil En avril 2026
les prix médians sur la Rive-Sud de Montréal s'établissaient ainsi :
Maison unifamiliale : 643 000 $, en hausse de 1 % sur un an Copropriété : 400 000 $, en hausse de 1 % Plex : 819 000 $, en hausse de 4 %
Ce sont des progressions mesurées, loin des flambées des années précédentes. Le marché s'est normalisé. Les vendeurs conservent l'avantage sur le prix, mais l'époque où l'on pouvait afficher n'importe quel chiffre et attendre est terminée.

L'écart de 61 250 $ que personne ne mentionne
Voici le chiffre qui devrait retenir votre attention.
Le prix médian de l'unifamiliale sur la Rive-Sud a suivi ce parcours au cours des douze derniers mois :
Septembre 2025 : 647 000 $
Janvier 2026 : 599 000 $
Mars 2026 : 660 250 $
Avril 2026 : 643 000 $
Entre le creux de janvier et le sommet de mars, l'écart atteint 61 250 $.
Sur une propriété médiane, cela représente près de 10 % de la valeur. Et il ne s'agit pas d'une différence entre deux quartiers ou entre deux propriétés : c'est le même marché, à dix semaines d'intervalle.
Le volume raconte la même histoire. La Rive-Sud a enregistré 789 ventes en août 2025, contre seulement 559 en janvier 2026, avant un rebond vigoureux en mars.
Ce que ça veut dire concrètement : une propriété affichée en janvier se retrouve dans un marché où il y a un tiers moins d'acheteurs actifs. Elle prend plus de temps à se vendre. Et une propriété qui traîne subit ensuite une pression à la baisse, peu importe le mois où elle finit par se vendre.
L'inventaire a augmenté, et ça change la stratégie
Dans la région métropolitaine de Montréal, les inscriptions actives ont bondi de 14 % sur un an au deuxième trimestre de 2026, pour atteindre 20 735 propriétés, tandis que les transactions reculaient de 7 %.
Traduction pour un vendeur de Brossard, de Longueuil ou de Saint-Lambert : votre acheteur a considérablement plus de choix qu'il y a un an.
Vous n'êtes plus seulement en compétition avec les maisons vendues récemment. Vous êtes en compétition avec toutes celles qui sont actuellement affichées et qui ne se vendent pas.
C'est pourquoi une analyse comparative sérieuse doit inclure les inscriptions actives, pas seulement les ventes conclues. Les ventes vous disent ce que le marché a accepté hier. Les inscriptions actives vous disent contre quoi vous vous battez aujourd'hui.
Les bonnes propriétés se vendent toujours vite
Voici la nuance qui compte, et qui contredit le discours ambiant sur le ralentissement.
Malgré la baisse du volume de transactions, les délais de vente raccourcissent. Dans la région de Montréal, le délai de vente médian de l'unifamiliale est passé à 32 jours au deuxième trimestre de 2026, soit trois jours de moins qu'un an plus tôt.
Le marché n'est pas lent. Il est sélectif.
Les propriétés correctement évaluées et bien présentées partent rapidement. Celles qui sont surévaluées restent. Il n'y a plus de zone grise entre les deux, et c'est exactement pourquoi le prix de départ compte davantage qu'avant.
Alors, quel est le bon moment ?
Les données suggèrent trois principes. Février et mars valent mieux qu'avril et mai. La logique habituelle veut qu'on attende que le gazon reverdisse. Mais le sommet de prix s'est produit en mars, avant l'arrivée massive des inscriptions printanières. Vous affichez pendant que la demande remonte et que l'offre n'a pas encore explosé.
Janvier est le pire moment pour afficher, mais le meilleur pour préparer. Utilisez janvier pour l'inspection préventive, les corrections, la photographie et l'analyse. Affichez en février.
Le mois compte moins que le prix. Un écart de 5 % dans votre prix de départ effacera n'importe quel avantage saisonnier. La saisonnalité vous donne quelques points de pourcentage. Une erreur de prix vous en coûte davantage, et vous coûte aussi vos meilleures semaines de visibilité.
Et votre propriété dans tout ça ?
Ces chiffres décrivent l'ensemble de la Rive-Sud. Votre secteur, votre rue et votre type de propriété peuvent s'en écarter sensiblement.
Une unifamiliale à Brossard ne suit pas la même courbe qu'un plex à Longueuil ou qu'une copropriété à Saint-Lambert. Et sur la Rive-Sud, la copropriété représente désormais plus du tiers des ventes résidentielles, une transformation structurelle que les moyennes générales masquent complètement.
C'est pour ça qu'une analyse comparative propre à votre propriété vaut mieux que n'importe quelle statistique régionale, y compris celles de cet article.
Vous envisagez de vendre à Brossard ou sur la Rive-Sud ?
Je vous remets une analyse comparative écrite de votre propriété, avec les ventes réelles de votre secteur et les inscriptions actives qui deviendront vos concurrentes.
Vous y verrez aussi votre net vendeur estimé : prix, commission, notaire, certificat de localisation, ajustements.
Une rencontre d'une heure, avant tout engagement. Si vous choisissez un autre courtier ensuite, gardez l'analyse.
Fadi Hassoun Courtier immobilier — résidentiel et commercial
Groupe Sutton - Action, Brossard 514-664-4550
Je travaille Brossard, Longueuil, Saint-Lambert, Saint-Hubert, Greenfield Park, La Prairie, Candiac, Saint-Constant, Saint-Philippe et Chambly.
Sources : Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), système Centris. Données d'avril 2026 pour la Rive-Sud et du deuxième trimestre 2026 pour la région métropolitaine de Montréal. Les statistiques régionales ne remplacent pas une évaluation propre à votre propriété.